Nouveau pays

La nouvelle ville m’ennuyait, aussi fermée et étroite que ses habitants. L’air saturait de claustration. La mer et la largesse de son horizon manquaient. Ici, on étalait les parterres de fleurs. Un jour,  on m’a dit que les fleurs y étaient plantées déjà écloses. Nature morte. Ce n’est qu’un paysage entre quatre murs ! Petit horizon ! Petit horizon ! Je n’ai pas même le temps de penser tendre le bras pour en atteindre le bout que déjà mes cils le balayent !

Et sous ce ciel qu’ils ont affaissé, les oiseaux et les esprits ne s’envolent que lourdement.

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